Le dispositif de régulation des prix de l’électricité, dénommé « ARENH », qui a pris fin le 31 décembre 2025, a été remplacé par un nouveau mécanisme – le « versement nucléaire universel » ou « VNU » – censé prémunir les consommateurs d’électricité dans leur ensemble de fortes hausses des prix de l’électricité, tout en garantissant à EDF des revenus stables pour financer ses investissements.
Résumé de façon très succincte ce nouveau mécanisme, en vigueur donc depuis le 1er janvier 2026, fonctionne ainsi : l’électricité nucléaire produite par EDF est désormais vendue sur le marché (avec le dispositif de l’ARENH, une partie était vendue à un prix « administré »).
Si le prix de vente dépasse certains seuils, qui ont été fixés en fonction des coûts de production de cette électricité nucléaire par EDF, une partie des revenus excédentaires sera redistribuée automatiquement à tous les consommateurs, sous la forme d’une réduction qui sera appliquée sur les factures.
Un premier seuil dit de taxation a été fixé à 78 €/MWh et un second seuil dit d’écrêtement à 110 €/MWh. Le seuil de taxation déclenche un prélèvement de 50% des revenus excédentaires d’EDF et le seuil d’écrêtement un prélèvement de 90% de ces mêmes revenus.
Par ailleurs, la redistribution aux consommateurs de ces prélèvements (i.e. minoration des factures) ne serait calculée que sur la consommation hors période hivernale (d’avril à fin octobre), ce qui exclut donc les mois où la consommation est la plus élevée, ce que de nombreux acteurs (dont la FNCCR), lors des phases de consultation des textes d’application de cette réforme, n’ont guère compris.
Enfin, il convient de préciser qu’aucune redistribution n’est prévue en 2026 car les prix de marché actuels sont trop bas pour déclencher le VNU (cf. premier seuil fixé à 78 €/MWh) et que ce dispositif de protection contre les hausses de prix ne fonctionnera qu’en cas de forte remontée des prix de marché mais pas en cas de hausses modérées, ce que d’aucuns déplorent vivement.